En plein cœur – Adapté par les frères Ben Aïm, un jeune duo qui depuis dix ans accomplit un travail de recherche alliant théâtre et danse, l’histoire de ce terrible meurtrier vient ici nourrir leur création dans une chorégraphie forte en puissance et en émotions. Un travail autour du théâtre mais qui, rappelle Marie-Laure Lesguourgues, directrice des Carmes « est un spectacle de danse avant tout. Certes des phrases sont dites au micro par les danseurs mais l’on voit clairement qu’ils ne sont pas comédiens ».

Le public est happé. Vient ensuite tout le contenu. Avec une scénographie faite de panneaux de verres mobiles illustrant le basculement entre la réalité et indicible, le public ne sera jamais tranquille, ni dans ses émotions, ni dans ses refus, ni dans ses partis pris. Il sera happé par la forme d’une danse puissante exprimée par trois femmes et six hommes qui se partagent alternativement tous les personnages.

Ainsi Roberto Zucco n’aura pas toujours le même visage, creusant ainsi dans les esprits la complexité du personnage en le maintenant illisible par les esprits cartésiens. Duos, trios, quatuors servent une danse puissante, violente et parfois tendre.

Avec En plein cœur l’émotion du texte passe par le mouvement, par le mélange des corps, de la musique et de la danse. Car on le répète, il s’agit bien de danse, inspirée par le théâtre et un meurtrier. Une chose est certaine, le public est volontairement sollicité par Christian et François Ben Aïm, deux chorégraphes étoiles montantes de la danse contemporaine.

Équipe artistique et partenaires