La légèreté des tempêtes
[…] La grande réussite de la pièce apparaît dans le tissage lâche qui unit l’ensemble des éléments portés sur scène. Du bocal d’eau éclairé dans lequel les visages cherchent l’apnée au costume mi-vêtement de travail, mi-plumes fastueuses du chanteur instrumentiste, Icare essentiel. Des cubes mobiles qui portent les violoncellistes aux corps immobilisés par l’assise et la tenue de l’instrument vibrant malgré tout au subtil travail de lumière de Laurent Patissier. La danse se trouve prise sous les feux croisés d’une douce tempête. La bande-son est à couper le souffle, chant et violoncelle explore diverses traditions, la diphonie enivre. La danse organique, entre exposition intime et distance maintenue, s’offre sans détour. On la voudrait parfois plus rugueuse pour entendre le fracas dans le calme, la brutalité dans la poésie. A suivre.

Équipe artistique et partenaires